Recycler les avions

“Nous avons commencé à ressentir une réelle demande il y a 4 ou 5 ans, date à laquelle les premiers Boeing 747 atteignaient leur durée de vie maximum qui est d’environ 30 ans. Depuis quelques années, la demande n’a cessé de s’amplifier et les risques d’incidents avec, ce type d’activité étant encore rarement pratiquée dans les normes. C’est pourquoi, nous avons décidé de prendre les devants et de créer cette première plate-forme européenne”, déclarait Vincent Bartin, président-directeur général de Bartin recycling group lors de l’inauguration en juin 2005.
Située dans l’enceinte de l’aéroport de Châteauroux-Déols, l’un des seuls aéroports en France à pouvoir répondre aux contraintes inhérentes à ce type d’activité, la plate-forme est capable d’accueillir simultanément deux avions entiers.
Elle est composée d’une dalle de béton, reposant sur une géo-membrane étanche et d’un système d’écoulement des fluides avec séparateur d’hydrocarbures. L’ensemble de l’installation fait l’objet d’un agrément au titre du contrôle des installations classées pour la protection de l’environnement.
Les opérations de dépollution se succèdent : vidange du kérosène, dégazage, vidange des circuits de freinage et des circuits hydrauliques, démontage des batteries et des engins pyrotechniques et vidange des réservoirs sous pression (oxygène). Pour info : un avion contient :
Entre 65 et 75 % de métaux dont approximativement :
- 85 % alliage aluminium (enveloppe) ;
- 10 % d’acier (train, commandes) ;
- 3 % de titane (pièce maîtresse) ;
- 2 % de cuivre (électricité) ;
Entre 25 et 35 % de matières diverses (hors métaux) :
- bois (planchers) ;
- isolant, plastiques ;
- pneumatiques ;
- verre ;
- caoutchouc…
La préparation au recyclage peut alors commencer pour préparer la récupération ou l’évacuation des pièces vers les filières de broyage ou de valorisation (environ 80 % des métaux sont valorisables).
Source : Ministère de l’Environnement et du DD. Crédits photos © Laurent Mignaux - Medd











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