Vive le pétrole cher !

Le choc pétrolier dont nous vivons les prémices exige des politiques ambitieuses, pour forcer les uns, et accompagner les autres. Mais on ne les voit se dessiner ni en France ni en Europe ni ailleurs. La cure de désintoxication au pétrole aujourd’hui, la panne sèche demain, seront d’autant plus violentes que les responsables politiques auront gardé leurs oeillères.
Pourtant, le développement durable, trop souvent considéré à tort comme un simple thème en vogue, ambitionne d’instaurer un état universel de bien-être en «écologisant», en humanisant l’économie. Chacun, politiques en tête, récite sans se tromper la définition du développement durable : «Un type de développement qui permet de satisfaire les besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.» Mais voilà, chacun voit la durabilité à sa porte. Si nous ne faisons rien, demain, le baril sera à prix d’or quand le sevrage sera impossible et le climat en surchauffe. Alors aujourd’hui, ce pétrole déjà cher est l’occasion ou jamais de changer notre monde. Vive le pétrole cher, donc!
La réflexion est intéressante, alors, qu’est-ce que ça vous inspire ??
Le texte est extrait d’un article de Libération Par Denis Delbecq et Vittorio de Filippis










28 mai 2007 à 22:00
Ca fait un sacré bout de temps que l’on tient ce raisonnement.
<p>Tout d’abord, il faut penser à pondérer cette évolution par l’évolution de tous les autres prix. (cf graphique http://www.oecd.org/dataoecd/39/59/34087712.pdf)</p>
Ensuite, l’élasticité prix de la demande du pétrole est faible, c’est à dire qu’une forte hausse du prix ne réduit que faiblement la demande, du moins à court terme, les alternatives au pétrole étant faiblement développées. Donc c’est aujourd’hui qu’il faut préparer l’après pétrole, en mettant à disposition des produits de substitution au pétrole, afin de d’élever cette élacticité, et que la hausse des prix entraîne les consommateurs à changer de mode de carburant, plutôt que de subir la hausse des prix sans pouvoir rien faire…
28 mai 2007 à 22:00
Entièrement d’accord avec toi “NoName”
Plus tôt les gens se rendront compte que l’issue est inéluctable, plus de chance ils auront de pouvoir y pallier….Celà dit, il faudrait mettre à dos cette prise de conscience avec des décisions gouvernementales qui ne font pas de politique de l’autruche… ce qui est ss doute moins gagné étant donné le lobby pétrolier qui ne peut pas se suicider économiquement en disant que l’heure est grave !
28 mai 2007 à 22:00
Je me souviens d’une grêve des routiers qui avaient eu pour conséquence la nom approvisionnement des stations services : plein de gesn ont retrouvé le chemin de la gare de mon village…
idem en 04 ou 05 lors d’un gros pic du prix du pétrole…
alors moi j’y crois à cette augmentation du prix, cela ferait bouger les mentalité !
d’autant plus que l’on a du pétrole en france, mais qu’il est trop cher à exploiter. alors si le baril grimpe grimpe, cela va devenir interessant d’extraire du pétrole en france : ca devrait faire deux ou trois emplois en plus en prime non ?
29 mai 2007 à 22:00
@Flo: lors du pic pétrolier, il faut savoir que les agriculteurs et routiers ont été subvensionnés pour faire face à la hausse des prix. Tant qu’il n’y a pas d’alternatives concrètes, toute hausse du prix du pétrole sera compensée par des subvensions gouvernementales, via, par exemple, une taxe supplémentaire sur les profit des industries pétrolières.
Et en effet, la hausse des cours pétroliers rend rentable l’exploitation de nouveaux puis pétroliers, en offshore par exemple, augmentant l’offre de pétrole. La hausse des prix du pétrole est due en ce moment à la forte augmentation de la demande plus qu’à la raréfaction de l’offre. Il faut donc agir sur la demande, et donc sur le comportement des consommateurs. La seule solution est de mettre en place des alternatives concrètes et abordables, ce qui suppose une réelle volonté gouvernementale. Comment y parvenir quand on connaît la froce des lobbyings des industriels pétrolières, et le poids de la TIPP dans les recettes fisclales du gouvernement?
29 mai 2007 à 22:00
Vrai ce que tu dis “NoName” -mais qui es-tu ???
- à ce niveau là, et pour éviter les subventions dont tu parles, ils devrait utiliser les biocarburants, (dont on connaît aussi les limites de la filière…) mais qui peuvent donner plus d’autonomie aux agriculteurs, et les rendre moins dépendants du pétrole.
Car on sait que les biocarburants sont une question intéressante pour la politique agricole de notre pays, mais sont une utopie concernant notre politique énergétique…
29 mai 2007 à 22:00
@Neodim: quand tu écris “ils devraient utiliser les biocarburants…” à qui fais-tu allusion?
“mais qui es-tu ???” euh… une lectrice assidue de ton blog, c’est bien comme réponse?
29 mai 2007 à 22:00
@ Noname : je parlais bien entendu des agriculteurs… qui en produisant des plantes pour produire du bio carburant pourraient être moins sensibles aux hausses du pétrole (vu qu’ils en seraient moins dépendants et fonctionneraient plus en autonomie) pour exercer leur métier. Il en va de même pour des métiers comme les pêcheurs par exemple, ou on sait que les hausses du prix du pétrole sont très problématiques.
30 mai 2007 à 22:00
encore faudrait-il que les agriculteurs aient des incitations pour produire des plantes pouvant être utilisées comme biocarburant, et également accès à la technologie pour pourvoir les transformer en énergie… ce qui suppose une volonté gouvernementale, on en revient toujours à ça…
30 mai 2007 à 22:00
@ noname : oui, c’est sur, certains ont même pris les devants en produisant des biocarburants pour faire rouler leur tracteurs et les flottes de bus des communes avoisinantes, mais ils se sont mis hors la loi car ils ne payent pas la taxe sur les produits pétroliers, et se sont vu assignés en justice parce qu’ils avaient juste devancé le marché avant que les lobbies pétrolier aient vérouillé toutes les portes…
bilan des courses : leur seul tort , c’est d’avoir eu raison trop tôt…c’est beau la France quand elle prend des initiatives…
3 août 2007 à 22:00
C’est exactement ce qui est proposé dans le livre “Le plein s’il vous plaît” : augmenter facticement (taxes) le prix du pétrole actuellement, ce qui permettrait de faire réagir les gens ‘maintenant’ et d’investir dès à présent dans les alternatives, grâce à ces taxes…