Les toilettes seches vont elles sauver la planete ?


Point n°1 : l’eau
Une chasse d’eau, c’est 10 à 12 litres d’eau potabilisée qui est gaspillée pour diluer vos excréments (pour être poli). Certains mettent une double chasse, d’autres une bouteille ou une brique pour en économiser partiellement, mais au final, pour une commune de 3000 habitants, c’est 150 000 litres d’eau par jour pour nos besoins pressants. A la sortie, les boues de stations d’épuration sont saturées, et on retrouve des molécules actives type médicaments dans les océans…
Point n°2 : les odeurs
Voilà une idée reçue sur les toilettes sèches… Car en effet, c’est le mélange exclusif urine + excrément qui crée l’oxyde d’ammoniaque qui nous dégoute, alors que dans les toilettes sèches, on trouve des copeaux qui absorbent le tout et favorise leur dégradation pas les bactéries naturellement présentes.
J’en veut pour meilleure preuve les toilettes cabines bleues que l’on trouve encore sur la majorité des festivals. Etant un mec, et sentant l’odeur 10metres à la ronde, on peut toujours aller se trouver un copain arbre, mais imaginez le sort des pauvres filles obligées de s’enfermer dans ces caissons répugnants.
Dans le cas des toilettes sèches, y’a des copeaux de bois, et qui en plus parfois sentent bon. On a donc une sorte de litière et le bois retient l’humidité et l’air, permettant à la fermentation de se faire “aérobie”, donc avec carrément moins d’odeurs nauséabondes comparé à des fosses sceptiques.
Point n°3 : ça fait un des meilleurs engrais
Nos sols meurent et deviennent de plus en plus pauvres suite aux pratiques de l’agriculture moderne . Plus d’engrais, ou de pesticides, c’est au final moins de biodiversité et une perte de l’humus qui fait la richesse du plancher des vaches. Les toilettes sèches, grâce aux bactéries aérobies vont se développer et chauffer le compost jusqu’à 70°C. Aucune station d’épuration ni même fosse sceptique ne peut fournir un traitement aussi efficace. C’est littéralement une “pasteurisation”, avec dégradation de tous les germes pathogènes. L’azote, très présent dans les excréments est ainsi équilibré par le carbone des copeaux de bois, et on obtient en quelques mois un engrais équilibré que les Monsanto&Cie rêveraient de vous vendre s’ils le pouvaient.

Voilà, alors, c’est vrai que l’on a du mal à imaginer ce type de toilettes en ville dans des R+4 (”Chérie, tu descend le compost ?), mais pour ceux qui construisent sur leur bout de terrain, ou encore plus sur tous types d’évènement, la pratique va tendre à se développer. Alors à ceux qui n’ont jamais essayé, le jour où vous tomberez dessus, au moment de plonger la pelle dans le bac à sciure, pensez que votre geste est bien plus rationnel que celui de tirer une chasse, avec qui plus est les odeurs en moins…

++ Toilettes sêches Wikipedia
++ petit dossier sur eco-bio
++ Eco-toilettes - une société qui fournit du clé en main évènementiel (photos de l’article issues de leur site)










20 avr 2008 à 22:00
Bonjour, il me semble qu’il ne faut pas oublier de citer non plus : <span style=”text-decoration: underline;”>Toilettes du Monde</span>, une association qui oeuvre pour un accès à l’asainissement pour les populations défavorisées dans le monde entier.
C’est ici :
http://www.tdm.asso.fr/index.php?lng=fr
20 avr 2008 à 22:00
<style type=”text/css”>
Intéressant!
Cependant, les
boues des stations d’épuration sont saturées, mais
j’imagine que “les résidus” des toilettes sèches
le sont tout autant !
C’est bien aussi d’avoir soulevé le
problème des appartements; les toilettes sèches sont
sûrement vivable en maison (individuelle), mais en logement
collectif ça doit être plus compliqué !
Un
autre point qui me chagrine, pourquoi les chasses d’eau ne sont pas
en circuit (quasi)fermé, avec une phytofiltration ? Je crois
que certains industriels le font déjà pour leur propre
consommation d’eau.
Enfin, il y a surement des choses à
faire pour améliorer le fonctionnement de nos chères
toilettes.
Nicauco
20 avr 2008 à 22:00
<p>Au point 1 il est dit : “et on retrouve des molécules actives type médicaments dans les océans” avec la nouvelle litière pour humain du coup c’est dans les champs que cela ira non ? Alors finalement c’est quoi le moins nuisible ? pas évident tout ça non ? pour moi l’eau n’est pas forcément le problème que je sache ne + verbe + pas/jamais/rien/personne.” class=”ver”>elle est pas</span> perdue par contre je suis sûr qu’il y a beaucoup de progrès à faire au
niveau de son retraitement et la solution ne passe surement pas par les
champs. Ceux qui acceptent les boues des stations pour les champs sont souvent les petits agriculteurs, car il n’y a jamais de prélèvement pour recherche de produits interdits
(métaux…) dans leurs productions alors que les gros céréaliers de la beauce eux par exemple ont des contrôles stricts avant que leurs produits n’entre dans les grandes usines de fabrications comme matière première.</p>
<p>Pour <span title=”Il faut ajouter un trait d’union, par ex.: <i>ces choses-là.” class=”ver”>ce gros là si il y a détection ce sont des hectares de perdus pour longtemps et que l’on me dise pas que les boues des stations sont clean quand je vois le comportement de certain et ce qui peut passer dans les égouts…</p>
<p>Sinon sympa ces toilettes sèches j’ai l’impression d’être revenu chez ma grand-mère avec la caisse en bois, les feuilles de journaux et le grésil du vécu je vous le dit.</p>
20 avr 2008 à 22:00
pour répondre à francis, certes l’eau n’est pas perdue, mais le processus de potabilisation pour que l’eau arrive au fond des chiottes OUI.
on pourra effectivement se poser la question des médicament dans l’eau ou dans les champs.. mais est ce que la “pasterisation” (70°C) ne suffit pas à détruire les molécules desdits médicamments dans le cas des toilettes sèches?
pour l’épandage des boues, ouis y’a des problèmes de métaux,.. maintenant quand tu a TES toilettes sèches pour du composte à mettre dans TON jardin.. y’a moins de chance que les gens y jette n’importe quoi (au risque que le compostage se fasse mal, pauvres bactéries… ils ne recommencerons pas deux fois).
enfin on peut effectivement regretter de ne pas pouvoir l’étendre aux habitats collectifs (j’en rêverai chez moi pourtant).
je note au passage que chez néo c’est madame qui descend le compost… hihi
20 avr 2008 à 22:00
et où se fournit-on en sciure ? ou autre ? peut on utiliser les litières pour chat version “écolo” ? pour ce qui est de l’absence d’odeur version félidé, pas très convaincu après expérimentation… alors sur l’humain…
21 avr 2008 à 22:00
Je construit et j’avoue que je n’ai pas encore passé le cap.
Pour plusieurs raisons :
1- Il existe des solutions de lombricostage efficaces pour les collectivités mais pas encore grand chose de très adapté pour les particuliers.
2 - Je n’ai pas le droit de faire de fumier.
3 - J’ai peur de ne pas pouvoir revendre ma maison
En revanche, mes toilettes seront fourni avec de l’eau de pluie, ce qui résoud l’amont… mais pas l’aval…
21 avr 2008 à 22:00
j’en ai utilisé au salon Primevères, aux 24h de l’insa, au derby de la meije que “d’heureuses” surprises ça ne sent pas.
tt comme mon lombricomposteur dans ma cuisine.
21 avr 2008 à 22:00
Bravo à neomansland pour cet article !!
J’utilise des toilettes sèches depuis 6 mois chez moi et c’est génial !!
Pour répondre à Nicauco et à Francis, les stations d’épuration recoivent les boues peu de temps après que tu ais tiré la chasse, alors que le compost, tu l’étends dans ton jardin à minima 1 an après sa “collecte”. ce qui permet aux bactéries et autre résidus médicamenteux d’être désactivés.
Comme dit Francis, certaines boues d’épurations sont encore épandues dans les champs et les résidus nuisibles aussi !
En ce qui concerne l’eau, elle n’est effectivement pas perdue mais le temps que la terre reproduise la même quantité d’eau douce que celle que tu balances dans tes toilettes n’est pas négligeable ! C’est comme vider un récipient plus vite que tu ne le remplis !
Pour réponde à Gigi, on peut se fournir en sciure dans les scieries. La plupart du temps c’est gratuit. Nous y allons une fois par trimestre et nous stockons environ 2 m² de sciure (oui il faut un grand garage) pour 2 adultes (les deux enfants en sont encore aux couches… lavables évidemment :-))
Pour la litière pour chat, ce n’est pas pratique parce que la sciure vole partout et ils la transportent avec leur mignonne petites pattes. Déjà essayé chez une copine.
Pour répondre à Olivier, tu peux installer chez toi un système sanitaire classique jusqu’au sol des toilettes, carreler par dessus et installer tes toilettes sèches par dessus. Ainsi quand tu revendras ta maison, les acheteurs n’auront qu’à ôter un carreau du sol et raccorder leurs propres toilettes “classiques”.
Si vous le pouvez, passez le pas, c’est vraiment génial de ne plus tirer la chasse d’eau !
23 avr 2008 à 22:00
Merci pour cet article très instructif et convaincant !
8 oct 2009 à 18:24
merci de me permettre de m’exprimer .Chez moi je mets 1 quart de litre d’eau pour aider les lombrics à se trouver bien. Mes déjections solides et liquides devienent des fertilisants sans aucun odeur . Je trouve de la végétation presque partout et mon processus d’assainissement en tout point comparable à celui qui existe dans la forêt peut se mettre en marche . Consultez le site merci Lombrics
13 mar 2010 à 18:53
Pour ceux que ça intéresse, je viens de lire un dossier très bien fait sur les toilettes sèches dans le dernier numéro du magazine l’Esprit Village auquel je suis abonné. Ca donne vraiment envie de tester. On peut se fabriquer des toilettes sèches toutes simples avec une simple chaise, un seau et une bavette. Je vais essayer tout en gardant mes toilettes à eau dans un premier temps. Si c’est convaincant, je me fabriquerai un caisson.
29 sept 2011 à 7:34
Bonjour
La nouvelle version de merci lombric est en place je vous invite à y faire un tour ….. mais n’anticipons pas !
1 oct 2011 à 18:53
Bonjour notre systéme ne demande aucune manipulation , ne produit aucune odeur, produit de l’humus hautement fertilisant et desert de une à 100 x par X
Voilà sa dernière utilisation ASSAINISSEMENT « LE BOUT DU TUNNEL »
Heureusement que les choses évoluent sinon on resterait totalement imbécile.
L’administration nous demande quand elle existe de nous brancher à la station d’épuration. Mais elle ne dit pas que les responsables de la station cherchent à faire disparaître les boues qui bien souvent prennent le chemin de zones incultes.
Quand il n’y a pas de station soit que l’on est trop loin ou bien qu’elle n’existe pas on nous demande d’installer une fosse septique, souvent un bac dégraisseur et enfin un champ d’épandage
Tous ces aménagements coûtent cher et ils ne règlent pas comme dans la nature tous les problèmes de pollution et d’odeurs.
Or les chiliens d’abord dont le modèle TOHA a été repris par les scientifiques de l’INRA, ont réintroduits les lombrics dans la chaîne de l’assainissement. A la Salvetat sur Agout l’inventeur des toilettes fertilisantes (site web Merci lombric nouvelle version) vient de brancher à la jasse d’Alban, un assainissement totalement autonome « EAU PROPRE »
Le contenue des toilettes passent par un cube où se trouvent des lombrics qui transforment nos déjections en humus et des bactéries qui transforme l’ammoniaque de l’urine en nitrates , le rejet du cube est rejoint par les autres eaux usées de la maison..Toutes ces eaux sont réparties dans un bassin d’argile de galets et de sable de rivière dans lequel pousse des plantes phyto épuratrice.
Nous sommes au début de cette expérience mais n’est il pas plus cohérent d’établir un tas de compost de végétaux si possible broyés dans lequel on introduit 1/3 environ de déjections animales (bousse de vache, crottin de cheval, fiente de poule etc exceptéchien et chat) et qui est régulièrement arrosé pour accélérer la fermentation et attire des lombrics
Ces lombrics, des bactéries dans de l’humus il ne faut rien de plus pour se passer de fosse septique, de fosse toutes eaux, de champs d’épandage
Vous pouvez me contacter 04 67 23 25 92 ou passer à la Salvetat sur Agout
1 oct 2011 à 18:58
Additif Dans le nouveau site “merci lombric” chacun peut fabriquer ses propres installations pour un coût dérisoire
21 oct 2011 à 12:56
bonjour
De l’utilité de l’humus des lombrics et de bacteries
Le cholera se développe dans des zones où l’hygiène est défectueuse en particulier quand il y a interaction entre les toilettes et l’eau que les gens boivent . Dans ce processus on sait maintenant rendre les toilettes plus saines ce qui permettrait d’améliorer les relations avec l’eau. Cette connaissance pour l’instant n’est pas reconnu à l’echelle internationale et nos paroles ne sont que de peu de poids sinon non reprise . En France je suis contré par les industriels de l’assainissement ou ceux qui les soutiennent parce je suis capable de d’assainir les eaux usées d’un village de 100 habitants pour 17 000 euro ( coût estimé pat le Conseil Général de l’Hérault) .
Mon voyage à Madagascar m’a permis d’établir une typologie des toilettes applicable dans beaucoup de pays en voie de développement .
C’est la suivante :
Toilettes collectives publiques sans eau
Toilettes individuelles latrine sans eau
Toilettes de type anglo-saxon avec eau .
Pour ces trois types j’ai des solutions
Les toilettes collectives ont été proposées dans une conférence à Madagascar
De même la transformation des latrines grâce à l’humus , aux lombrics et aux bactéries
Enfin chez moi à la Salvetat sur Agout j’ai montré que toutes les eaux usées d’une maison ( toilettes, cuisine et salle de bain ) pouvait devenir propre .L’eau des toilettes passe dans un cube où se trouvent des lombrics et des bactéries . Le rejet du cube est rejoint par les autres eaux. Elles sont répartis dans un bassin planté de plantes phyto épuratrice .
Il suffirait qu’une personnalité, une sommité médicale comprennent cette proposition face au choléra pour que des moyens soient dégagés pour me permettre de montrer aux gens comment on fait.
je montrerais d’abord l’exercice du compost , un tas de végétaux secs ou vifs coupés ou broyés installé sur la terre . Ensuite on introduit dans le tas des déjections d’animaux crottin de cheval , bousse de vache , fiente de poule etc ( il faut éviter les chien s et les chats ) . Le tas doit être suffisamment mouillé pour que l’ensemble soit humide .Les végétaux et les déjections vont fermenter . dés que la température chute les lombrics acceptant les déjections vont entreprendre de transformer les végétaux et les déjections en humus . Ce processus sera achevé quand les végétaux et les déjections auront disparu. On se retrouve devant un tas diminué noir d’humus. C’est cet humus sain qui est à la base de toutes nos réalisations puisque dans toutes les lombrics transforment en humus nouveau sain les déjections humaines et les bactéries transforment l’ammoniaque de l’urine en nitrates . Tout cela se déroule sans odeurs et sans mouches .
Voilà vous savez l’essentiel d’une véritable solution pour combattre efficacement le choléra .
vous pouvez consulter mon site “merci lombrics ” où vous apprendrez à fabriquer des toilettes fertilisantes
merci