L’éthique et l’environnement, c’est pas du luxe…
Le WWF-UK a produit à la fin de l’année dernière un rapport intéressant, qui tend à analyser le pourquoi du comment les marques de luxe auraient intérêt à mettre un peu plus d’éthique dans leur stratégie, et à pratiquer un peu plus de reporting RSE (reporting environnement, social, et autre que financier pur jus en fait) dans leurs démarches.
Il est ainsi intéressant de remarquer que leur classement - basé sur les informations auto-déclaratives des marques ainsi que sur plusieurs centaines d’articles de presse - ne monte pas plus haut que C+… Et pourtant, petit cocorico enroué, ce sont les groupes français qui sont au plus haut du classement, les italiens étant dans la voiture balai.
L’argumentaire du WWF, tendant à sensibiliser l’industrie du luxe sur ces nouveaux virages à prendre, est pourtant irréfutable : la fonction de marques icônes est “moins de répondre à la demande que de la créer et de l´influencer “. Pourquoi alors ne pas utiliser ce pouvoir pour promouvoir des bonnes pratiques sur un marché qui pèse 110 milliards d’euros ?
D’autres questions sont aussi soulevées : peut-on imaginer l’industrie du luxe et ses marges voluptueuses leader de la responsabilité d’entreprise alors que cette dernière est censée devenir à terme une norme accessible à tous les secteurs et toutes les entreprises ?
En tous les cas, il est dommage que les 94% de japonaises entre 20 et 30 ans qui ont acqui un sac Vuitton ne puissent pas se vanter de l’aspect responsable de la marque qu’elles ont acheté…
Mais peut etre la RSE est-elle aussi un luxe…





























26 août 2008 à 10:05
il me semble qu’au delà du “reporting rse”, il faudrait surtout que ces entreprises aient des stratégies rse… C’est bien beau le reporting, mais quand il n’y a rien derrière, ça reste de la communication!