Ils en sont où ? l’exemple d’H & M
C’est en fouillant sur les sites des grandes entreprises qu’on peut voir jusqu’où ils sont prêts à s’engager. Et c’est un peu par hasard qu’une série de mots clés autour de “Bilan, Carbone, entreprises” que je suis tombé sur le site corporate d’H&M. Et j’ai été très surpris par la quantité d’information qu’ils donnent sur leur vision et leur “état des lieux”.
H&M, on ne les présente plus, tout le monde a bien un jour acheté ne serait-ce qu’un lot de chaussettes noires chez eux. Mais comment se préoccupent-ils d’environnement ? jusqu’où va leur vision ? petit résumé de mes lectures…
La question du coton bio :
L’entreprise a commencé petit voilà 2 ans à inclure du coton bio dans ses collections. En 2006, c’était à peine 30 tonnes de coton bio utilisé, soit peanuts dans leur collection. Mais consciente de la problématique, c’est via un engagement avec différents organismes comme Organicexchange qu’ils voudraient atteindre cette année 600 tonnes de coton biologique.
par ailleurs, pour le coton c’est un peu la problématique du bio en France, y’en a pas assez pour tout le monde. Même s’ils voulaient passer sur du tout bio, ça ne serait pas possible vu les volumes qu’ils commercialisent. Donc la culture du coton conventionnel continue cette fois via un partenariat avec bettercotton, une initiative lancée par le WWF en 2004 visant à promouvoir de meilleures pratiques pour les cultures conventionnelles.
L’utilisation de l’écolabel européen
En 2006, 190 000 vêtements pour bébés marqués de la Fleur de l’Union européenne ont été vendus dans leurs magasins, soit une augmentation significative par rapport aux 75 000 vendus l’année précédente. Conscients là aussi que le label est apprécié, c’est en commençant par les gammes enfants que la marque a prévu d’augmenter sa part de collection labellisée.
Leur Bilan Carbone :
La marque a aussi réalisé un Bilan Carbone partiel, mais qui donne cependant pas mal d’indications sur les postes principalement émetteurs. On voit ainsi que le premier poste concerne les consommations électriques le cumul du transport de marchandises.
Sur les notions évoquées, la stratégie développement durable qu’ils ont conduit jusqu’à aujourd’hui les oblige à formuler des objectifs d’amélioration que ce soit sur les aspects environnementaux, mais aussi sociaux avec tout un programme d’audit des fournisseurs sur toute la chaine de fabrication, ou encore des programmes d’étude en partenariat avec l’UNICEF sur les répercutions sociales de la culture du coton.
Pour ceux qui veulent aller plus loin, sur le site internet dédié, vous pouvez même consulter le timing des actions par thème, avec les personnes référentes.On peut noter en tous les cas que l’entreprise est aujourd’hui pleinement consciente des enjeux de son métier, même si la route est encore longue. On peut regretter une non actualisation des données de 2007 qui sont pourtant censées être disponibles.














25 sept 2008 à 8:52
“On voit ainsi que le premier poste concerne les consommations électriques alors que je m’attendais plus au transport de marchandises.”
51% de transport de marchandises contre 42% de conso d’énergie…