Initiatives écolos en Thaïlande
Comme certains d’entre vous le savent, j’ai fait cet été une petite virée d’un mois en Thailande. Oui, quitte à griller son crédit carbone annuel (cf sondage colonne de droite sur ce blog), autant prendre le temps de découvrir le pays. Du coup, même si j’ai pris du bon temps, ça m’a permis de voir comment un pays dont le PIB est le 37è mondial abordait la thématique environnementale.
Et pour avoir un peu voyagé, j’ai été très surpris par leur prise de conscience avancée… En fait, la thaïlande, c’est un gros mic-mac de superposition, un pays ou le Wifi cotoie les bananiers, et donc ça fourmille dans tous les sens, de petits métiers qui existent encore, ou de métiers improbables chez nous comme les réparateurs de portable qui officient dans la rue (là bas, on répare encore, on ne change pas le produit).
C’est aussi un pays de contrastes. Contraste entre Bangkok, une ville plus grosse que Paris, polluée et saturée, et les 102 parcs nationaux du pays où la nature se développe a vitesse grand V (sauf pour les coraux). Car il faut dire que le climat aide, donc les feuilles des arbres peuvent faire plusieurs mètres carrés, tout y pousse, les rizières pullulent partout, et dans les zones d’arrière pays, ou sur les iles, les paysages sont vraiment magnifiques.


Côté nature donc, c’est luxuriant, autant dans les terres que sur les îles. Sur celle où nous sommes le plus resté (Kho Tao), forcément, les gens sont sensibilisés à l’environnement. C’est à la fois leur gagne pain (cette île n’est pas encore truffée d’usines à touristes), et leur qualité de vie. On a donc vu beaucoup de sensibilisation sur les sacs en plastique, et partout à travers le pays, tous les étudiants ont des sacs en coton avec des petits messages écolos dessus. C’est pas du coton bio d’accord, mais sur ce point j’ai trouvé qu’ils n’avaient rien à nous envier. Par ailleurs, il n’était pas rare de voir des opérations de nettoyage des plages embauchant les touristes pour ramasser les déchets (cf photo ci dessous).


Et même à Bangkok, où les transports sont un vrai problème, ils étaient en train d’installer leurs pistes cyclables (je m’y serai quand même pas amusé tellement c’est le bordel…) ainsi que leur système de vélib’ de là bas !

Pour finir, car on a aussi fait le gros quartier commerçant du centre ville pour ramener les cadeaux, et bien les centres commerciaux sensibilisaient les gens au tri des déchets (car la thailande trie ses déchets vu que ça leur rapporte des empois) comme les journaux, les bouteilles plastiques, ou encore les gobelets en papier.

Bien entendu, ce post n’est pas une analyse approfondie, mais plus un ressenti de mes vacances là bas. Le danger forcément pour ce type de pays est surtout le développement du tourisme à outrance. Il est vrai que si la majorité des îles étaient vierges de toutes constructions dans les années 70, certaines d’entre elles se sont changées en équivalent de la Costa Brava espagnole, et nous n’avons d’ailleurs pas fait d’escale dans ces endroits là (pattaya, phuket, etc…). Cependant, on sentait aussi que dans les endroits encore préservés, cette conscience de garder l’authenticité et un rapport sain avec l’environnement était très présente.
Au final, je pense que la Thaïlande pourrait rapidement (d’ici une quinzaine d’années) rattraper nos pays car les produits de consommation sont extrêmement accessibles. Si les biens de consommation comme les frigos etc… ne sont pas encore présents partout, il semble que ce soit juste une question de temps, car tout ce que nous trouvons ici est présent là bas en moins cher. On trouve ainsi dans de grands magasins (un peu comme nos galleries Lafayettes) les originaux des marques à prix fort au rez de chaussée, mais aux étages, on trouve toutes les copies, avec différentes “qualités” de contrefaçons. De quoi dérouter un consommateur comme nous habitué à de la réglementation à outrance. Idem sur les produits High Tech ou culturels : des DVD’s en passant par les CD’s ou encore tous les logiciels possibles et imaginables, vous les trouvez là bas avant même que les produits ne soient dans les bacs (et même au cinéma) chez nous…
C’est un des points qui m’a d’ailleurs le plus fait réfléchir. J’ai vraiment eu une impression de perte de liberté en pensant à notre système de fonctionnement comparé au leur. Je m’explique basiquement : les meilleurs plats que j’ai mangé là bas étaient ceux des échoppes dans la rue ou la mamie locale faisait sa spécialité de soupe. Dans nos pays, ces choses n’existent plus, et la notion de débrouillardise n’a du coup plus de sens puisqu’elle est bloquée par un système verrouillé. Pour exemple, à Toulouse, je prend parfois sur un marché X de la bouffe africaine bien maison faite par une mama, mais elle est obligée de vendre ça en cachette, règlementation compliquée oblige. Sur son étal, les paires de lunettes à 2 euros et autre produits d’artisanat. Sous son étal pourtant, les barquettes de poulet yassa avec lesquelles elle fait la majorité de son chiffre d’affaire…
Et je pourrais vous faire un inventaire à rallonge de toutes ces choses qui font qu’au nom du “Progrès”, j’ai vraiment eu l’impression que nous avons sacrifié de l’authenticité et aussi du pouvoir d’achat…














18 sept 2008 à 8:22
Super intéressant Dim! En fait nous sommes jonchés de normes sanitaires aussi: il y a plus de 10 ans j’ai passé quelques semaines dans une famille chinoise, et c’est vrai que les meilleures choses que j’ai mangé là bas étaient dans la rue, alors qu’on nous déconseillait de les manger ici… L’autre jour idem: un ami veut organiser un buffet avec un traiteur bio, manque de bol pas possible car il n’avait pas l’agrément Xbidule machin alors que le gars vendant des pizzas congelées sous plastique l’avait lui… Et la pauvreté là bas, dans la rue, c’est comment?
18 sept 2008 à 14:42
En fait, déjà, ils ont pas de problème de T° vu qu’il fait toujours assez bon. Comme le disait Charles A, la misère est un peu moins pénible au soleil… Mais bon, quoi qu’il en soit, beaucoup de solidarité aussi. les gens ont en général des maisons souvent assez sommaires et ouvertes. Tout le monde squatte par terre, et traditionnellement, il n’ont pas forcément comme nous tables et chaises. Sinon, même les plus pauvres, en installant un petit réchaud et en faisant griller du mais peuvent avoir de quoi s’en sortir. Je n’ai vu quasiment aucun mendiant, car pour le thailandais, il y a une vrai notion de dignité. Il esssayent tous de ten vendre un petit truc. Qui plus est, les moines, eux, vivent des offrandes des gens, donc la religion là bas incite forcément à la solidarité aussi.
18 sept 2008 à 22:00
dans ce qu’ici on appelle tiers monde le système a bcp de trous et les gens peuvent survivre avec ça et du coup être plus libres, ici le système n’a pas de trous, il faut les faire pour pouvoir être libres, dans le tiers monde on appelle l’europe le premier monde, mais quand on vient ici… on se demande premier en quoi, le premier élève oui!
13 août 2010 à 16:16
J’aime bien la Thaïlande je suis allé à Bangkok : http://www.voyages-photos.fr/bangkok/bangkok1.htm
19 août 2010 à 7:24
Bonjour,
Je ne sais si je dois rire ….. ou pleurer…. du grand n importe quoi…j ai fait la thailande du nord au sud,j y suis depuis plus de 6 mois ce qui me permet un modeste avis….