Ecoquilles, les petites constructions écolos en open source !
Il est rare de découvrir des projets sympas, ouverts et qui plus est locaux ! C’est le cas avec les Ecoquilles, dont le nom vient en fait de la forme : comme une quille de bateau renversée, et coupée en deux. L’idée de ce type de construction vient de loin : un traité du 16ème siècle : “Nouvelles inventions pour bien bastir et à petits pritz“, de Philibert de l’Orme, architecte du roi. Un livre connu et même réédité, mais un peu passé à l’as, semble-t-il. En tous les cas, ça a fait tilt dans la tête des créateurs…
Ils ont ensuite rajouté des éléments de construction bioclimatique. Son côté compact tout d’abord, qui offre 90m² d’enveloppe pour une surface de 50m² au sol (contre le double si elle était en forme de boite à chaussure). Ensuite, son aérodynamisme la protège des vents, des intempéries, mais aussi des pertes thermiques.
Enfin, elles sont faites de matériaux naturels. Du bois massif non traité, du douglas régional, un bois d’ossature classe 3, planté dans toute la France, qui durcit avec le temps. Ils enploient aussi de petites plaques taillées dans des panneaux de copeaux recyclés (OSB), des clavettes de chêne. Ça c’est pour la structure, les arches. Ensuite, il y a le revêtement intérieur, au choix : lambris, volige brute, Chanvriplaque (à l’étude). Et puis la coque extérieure en bandes d’OSB (3% de colle, sans formaldéhyde ni solvant). La terrasse et le bardage des pignons sont en mélèze sélectionné. Les cloisons internes sont en PXD, de la laine de bois surcompressée, encore plus saine que le bois naturel. Tous ces matériaux sont sans danger, ni pour la santé, ni pour l’environnement.
En gros, les Ecoquilles n’en sont encore qu’à leur balbutiement, et un des intérêts de la démarche est que ces petites constructions ont été pensées en Open Source. Les créateurs ont juste posé le nom, imaginé et créé les premiers prototypes, mais ils comptent bien sur les bonnes volontés pour rajouter de l’eau à leur moulin, expérimenter de nouveaux matériaux, des constructions plus grandes, et que tout le monde puisse bénéficier des avantages autant économiques qu’écologiques de ces constructions.
La majeure problématique des écoquilles reste la loi française. On sait que la loi est là pour protéger le citoyen, mais aussi dans le cas des constructions de protéger les intérêts de quelques uns… Domespace et autres yourtes sont victimes aujourd’hui des mêmes problématiques qui font que le projet se concrétise uniquement si la collectivité pousse vraiment dans le sens du projet. Sinon, impossible de rentrer dans le millefeuille administratif pour concrétiser son projet.
Même si des constructions ont déjà été effectués, notamment à Gaillac dans le Tarn, où il s’agit juste de cabanons pour jardins collectifs, on pourrait facilement imaginer pas mal d’applications plus habitables, comme des petits ensembles de bureaux, des extensions de maisons, des habitations touristiques, voir des lotissements !
Bref, vous pouvez aller voir toutes les données techniques, les photos des premiers projet, le montage, les prix, les problématique liées à la loi, etc… sur leur site internet.















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